Incidents dans les stades
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debkibitz a écrit : Effectivement, ça s'annonce mal !
Cependant, il y a Patrick Mignon, une référence en la matière (lisez ses ouvrages !), j'ose espérer qu'il se montrera à la hauteur
Et qu'il ferme le clapet d'un certain Mr Thiriez
Mardi 7 juin, sur Arte, reportage : "les supporters sont-ils insupportables?". Voilà le lien. :-B -
Grosse amende pour Nantes :
Le FC Nantes a écopé d'une amende de 50.000 € dont 20.000 avec sursis suite aux incidents provoqués à Sochaux le 21 mai.
Source : lfp
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Petit rappel :
Ce soir sur France 2, Complément d'enquête sur le racisme, la violence et le football, en deuxième partie de soirée
Et demain sur Arte, comme l'a dit deb, "Putain de hooligans" -
kibitz a écrit : Effectivement, ça s'annonce mal !
Cependant, il y a Patrick Mignon, une référence en la matière (lisez ses ouvrages !), j'ose espérer qu'il se montrera à la hauteur
Plus que Thiriez c'est la présence de Saccomano qui m'inquiête le plus, dans le genre café du commerce...
Je pense aussi que le reportage d'Arte mardi sera plus intéressant, je l'avais aussi noté dans mon programme télé
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A signaler:
Ce soir sur ARTE à 20h40: "Putains de hooligans"
Documentaire francais (2005)
Le hooligan n'est-il qu'un prolo alcoolo et facho ? Le réalisateur Chrisophe Weber a mené son enquète au pays des supporters par exellence, l'Angleterre...
Notre avis:Un documentaire choc qui a le mérite de préciser les motivations de ces "accros" de la castagne. (note: 2/3)
EDIT: désolé j'ai pas lu les derniers posts
:p
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qu'es que tu as contre sacco
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"Putain de hooligan " était pas mal. Ils ont donné la parole aux gars ( ce qui est rare) qui expliquaient leur mode de vie et leurs états d'âmes. Quelques images de fight.
Par contre, là ou c'est tiré par les cheveux c'est quand arte semble limiter les supporters de foot a ce genre de gars
Un reportage sur les hools du foot anglais et en contre balance un reportage sur un club de supporters quinquagénaire de Biarritz ( Rugby) avec en toile de fonds : Les supporters de foot sont violents, les supporters du Rugby sont des gentlemans et rois de la fête. (-)
(
Ah les médias ... -
J'allais dire exactement la même chose lenain2jard1
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jais vu que le débat, mais le commentateur ne savait vraissemblablement pas de quoi il parlait.
Du coup je m'interroge sur les autres reportages qu'on voit à la TV, si les journalistes n'y connaissent autant rien (-) , et bé on est doit pas être trés bien informé -
J'ai jetté un oeil, même si je n'attend plus rien des reportages sur la question depuis bien longtemps.
Bonne surprise au niveau des reportages. Pris isolément, c'était plutôt pas mal je trouve. Par contre, là où le bas blesse, c'est de faire le lien entre les deux par le biais de cette soirée thématique.
Bref les 2 reportages étaient clairement sur un plan comparatiste, or il n'y a rien de comparable entre les 2 situations (foot et hools d'un côté, rugby et public bon enfant de l'autre)...
Les reportages étaient bons parce que justement, globalement, ils décrivaient le phénomène sans porter de jugement.
Concernant les intervenants, corrects pour une fois également...à part le journaliste lui-même que j'ai vraiment trouvé bidon
L'anglais a bien expliqué la situation actuelle des tribunes anglaises (post Heysel).
On s'en rend bien compte aussi avec l'exemple du gars de Man Utd qui dit dans le reportage qu'il ne s'est jamais assis et qu'il ne s'assoira jamais dans un stade, contrairement à maintenant(généralisation des places assises suite au rapport Taylor)
Quant à Benazzi, il a aussi été assez nuancé, en disant qu'il existait aussi des débordements dans les matches des divisions hiérarchiquement inférieures. -
La phrase dans le reportage (je n'ai vu que le début puisque je travaillais ensuite :() était celle du Hools de Burnley.
"J'men branle du match, j'men branle du foot..." et ajoute que ce qui l'intéresse était tout simplement de se faire de l'adversaire.
Un autre Hools a dit quelque chose étrange, du fait qu'il lui est déjà arrivé d'héberger un mec qu'il a cravaté le soir même ou le lendemain ... Comme quoi c'est vraiment juste pour cogner qu'ils sont engagés dans ces mouvements là. Que la personne en face n'a rien à voir dans l'histoire, c'est juste pour cogner.
Mais pourquoi ne pas créer un Fightclub, un peu à l'image du film ?! P'tet qu'ils aimeraient çà eux... Et ainsi délaisseraient p'tet les stades de foot qui retrouveraient un peu de convivialité.
Plusieures personnes plus agées que moi m'ont déjà raconté qu'a l'époque ils allaient en famille à la Meinau déjà l'après-midi pour manger en groupe, mais çà çà ne se retrouve plus de nos jours. Certes les générations changent et ne se ressemble pas, mais quand même un peu plus d'humanité dans tout çà serait chouette. -
peut-être que les strasbourgeois ne viennent plus en famille mais quand je vois des dizaines de fumigènes sur la pelouse de san siro je me dit quand même que la meinau c'est un stade tranquil
moi j'ai vu que les documentaires sa c'est passé comment le débat ??? -
En même temps thelak, j'ai du mal à saisir le lien avec le fait que les familles ne viendraient plus à la Meinau
Non seulement parce que la Meinau est plutôt paisible, mais en outre parce que du fait de l'institutionnalisation de la violence entre groupes organisés, non seulement elle n'a plus lieu au stade, mais en plus elle cible les différents belligérants qui laissent habituellement les autres de côté
En plus, avec l'histoire de la Meinau je pense qu'on peut dire sans froisser les uns ou les autres que de ce côté là, c'était "pire" (pour les uns) ou "mieux" (pour les autres) il y a une quinzaine d'années... Et la peur collecitve du hooligan n'a guère lieu d'être à la Meinau pour les supporters lambdas ou les familles... Qui plus est de nos jours avec le tout sécuritaire...
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Tu m'excuseras Kibitz, mais c'est un peu confus, j'ai du relire 3 fois et je crois que j'ai toujours pas tout compris
:))
Il y a quelques années, quand j'étais plus jeune, je faisais partie de ce qui venait manger à la Meinau vers 18h pour voir le Racing à 20h. Ce qui à causer l'arrêt de ce rituel est plutot l'arrivée de Proisy que les Hooligans.
Le seul match que où j'ai trouvé qu'il y avait de la violence à la Meinau, c'était Strasbourg-Genclerbirligi en Coupe à Toto 1995-1996 (je suis pas certain pour l'année) Maintenant je suis certainement trop jeune pour avoir connu tous ca. -
Le drame du Heysel ça calme quand meme, surtout après avoir vu complément d'enquete...
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Damned, j'ai du mal à me faire comprendre en ce moment
Disons que tu abondes dans mon sens
Enfin, pour fandelacour, effectivement il peut se passer des choses très graves, mais je pense qu'il est malhonnête de dramatiser à outrance. La preuve, on doit revenir 20 ans en arrière pour stigmatiser certains phénomènes, heureusement isolés si l'on prend en compte les centaines de milliers de personnes qui se rendent dans les stades toutes les semaines. Et particulièrement en France. Et s'il ne s'agit évidemment pas d'angéliser les "supporters" (il y aurait beaucoup à dire), la balance de l'objectivité est déséquilibrée en faveur des médias et des dirigeants (là je parle de la situation française). Les premiers en raison du sensationnalisme qui permet la couverture de quelques mecs se donnant des claques au stade ou dehors, ce qui paraît démesuré quant à la gravité de certains faits quotidiens (cf lecture de la rubrique Faits Divers tous les jours, même dans notre paisible Alsace). Quand la violence des supporters fait la Une, c'est que finalement rien n'est vraiment grave, ce qui est paradoxalement bon signe. Ensuite, les dirigeants. Stigmatiser le Heysel, c'est facile, mais pourquoi ne pas stigmatiser également (sans même entrer dans la discussion de la responsabilité des organisateurs ce jour là) le drame de Furiani, et certains stades honteusement pas aux normes pour certains matches (les corses, par exemple, mais aussi tous les "petits" stades en Coupe, Besançon par exemple quand le Racing y a joué à guichets fermés).
Bref, oui il y a des torts et des responsabilités, mais comme toujours, non au manichéisme et à la pensée unique... -
thelak a écrit :
"J'men branle du match, j'men branle du foot..." et ajoute que ce qui l'intéresse était tout simplement de se faire de l'adversaire.
Un autre Hools a dit quelque chose étrange, du fait qu'il lui est déjà arrivé d'héberger un mec qu'il a cravaté le soir même ou le lendemain ... Comme quoi c'est vraiment juste pour cogner qu'ils sont engagés dans ces mouvements là. Que la personne en face n'a rien à voir dans l'histoire, c'est juste pour cogner.
Mais pourquoi ne pas créer un Fightclub, un peu à l'image du film ?! P'tet qu'ils aimeraient çà eux... Et ainsi délaisseraient p'tet les stades de foot qui retrouveraient un peu de convivialité.
Je te réponds si tu le permet :) ce n'est que ma vision des choses et n'engage que moi O:) .
1/ Le mec qui dit qu'il vient que pour cogner en ce tappant du match lui c'est clair que c'est un parasite, comme il l'a dit ensuite, il vient défendre sont territoire, donc faut-il penser que pour certains un match de foot et synonyme de guerre? Je ne me reconnais pas là dedans.
2/ Les hébergements entre groupes "rivaux" sont fréquents (de plus en plus en tout cas), ils jouent simplement à celui qui à la plus grosse et se montent un championnat fictif du hooligan auquel tout le monde veut être le meilleur, à la limite chacun est libre de faire ce qu'il veut, tant qu'il ne s'en prends pas à des innocents. En fait c'est plus un "jeu" qu'autre chose mais qui peut avoir de graves conséquences malheureusement tant tout n'est plus maitrisable un fois que "la partie" à commencé.
3/ Créer un fight club, ben non justement car comme les mecs qui brûlent les voitures (simple exemple) ces gens aiment lire leurs fais d'arme dans les journaux le lendemain qui est en quelque sorte une "validation officielle" de leurs exploits. Ben ouais besoin de reconnaissance.
Maintenant tu as oublié de citer le mec qui disait qu'en règle générale, les hooligans ne s'attaquent pas à des fans classiques ou des touristes, même si là encore il y'a trop de "bavures".
Le hooliganisme avait ses codes il y'a quelques années encore à savoir, ne pas s'en prendre à des innocents, pas d'armes (que ce soit couteau ou simple cailloux ou bouteille), une personne à terre et déclarée comme vaincue donc on ne s'acharne pas dessus. Hellas trois fois hellas ces "valeurs" se sont perdues dans le temps ce qui fait qu'aujourd'hui aller à la baston devient de plus en plus risqué (avant t'en sortait avec un joli cocard maintenant tu finis à l'hosto).
Part ce qui m'inquiète c'est que ce "mouvement" se marginalise de plus en plus et devient de plus en plus incontrôlable, j'appelle cela l'escalade de la connerie, parce que comme dit plus haut avant il y'avait des lois aujourd'hui... :(
(Je n'ai fais qu'expliquer ma vision du hooliganisme hein, ne me tombez pas dessus :) ). -
Pourtant tu dis que la règle était qu'un homme à terre était vaincu, et qu'il ne prenait plus de coups. Pourtant sur la pluparts des vidéos qu'on a eu l'occasion de voir hier soir (pour ma part jusqu'à 21h20) les gars au sol se prennaient pas mal de coups de pieds :(
Je m'en foutrais pas mal si les gars se mettaient sur la tronche mais pas au stade de foot bon sang! Ils parlent d'éviter les de s'en prendre aux innocents, mais out de même je pense que la plupart des personnes présentent lors d'un match veulent voir le match et pas se faire taper dessus
Pour ce qui est de la reconnaissance, il n'ont cas créer FCPL ou Fight Club Professional League, avec Arbitres pour compter les morts et tout et tout. :D -
Pourquoi au stade ? Parce qu'historiquement le stade était un des rares endroits populaires, où tu pouvais boire, rester debout avec tes potes, faire passer des messages, afficher une mode, etc. Espace de liberté aussi, où beaucoup de choses étaient "tolérées". Espace de liberté où pour beaucoup ils pouvaient exister tout simplement, être quelqu'un de différent, sortir de la routine (cf théorie de l'exutoire), hurler des émotions au nom de conards en short courant après un ballon.
Et en parlant des fight club, tu n'es pas loin, puisqu'aux aires de repos succèdent de plus en plus des rendez-vous hors des regards, souvent loin du stade, dans des champs par exemple, où on retombe vers une codification de l'affrontement avec ses règles, en opposition aux conflits urbains moins contrôlés comme le dit dolores (ex : même nombre, pas d'arme, code de couleurs, bref reconstitution d'une petite bataille rangée). Preuve aussi que la reconnaissance n'est pas le moteur premier... -
J'ai pour ma part adoré Gernot Rohr quand il a dit qu'il n'y avait aucun phénomène ultra à Bordeaux... :))
Sinon, pris individuellement, les deux reportages étaient biens. Pour des raisons personelles évidentes, j'ai suivit avec beaucoup d'interet le reportage sur le rugby, et notament le derby Biarritz-Bayonne. J'ai également adoré le discours du fan Irlandais du Munster qui expliquait que chez eux, ca ne se faisait pas de siffler l'adversaire car ils pensaient que c'était une forme d'irrespect. Mais il n'était absolument choqué du fait que les Français le fasse, car c'était dans leur habitude, leur culture, et qu'il le respectait tout à fait.
Ce qui m'a plus géné, c'est le fait de vouloir absolument opposer les fans de foot et de rugby, alors qu'on retrouve finalement beaucoup de points communs dans leur motivations et leur manière de fonctionner. Je pense par exemple a la confection et les problèmes liés aux tifos lors de Biarritz-Munster ou aux revendications des supporters du rugby voulant avoir plus de pouvoir dans la vie de leur club. Ce que disait Albaladejo à se sujet se raproche finalement vachement des des revendication des groupes ultras en foot...
Quand à la convivialité que l'on a vu lors des Biarritz-Munster, ou on voyaient les Basques et les Irlandais faire la fête ensemble, elle existe également dans le football ou il arrive régulièrement que les fans des deux clubs boivent des verre ensemble sans aucune animosité. Maintenant, c'est vrai qu'en foot c'est moins spectaculaire et il arrive parfois que ca parte en couille. On ne verra jamais par exemple les Messins festoyer gaillardement avec les Strasbourgeois tels des Bayonnais et des Biarrots.
Bref les reportages étaient bons, mais les avoir passé comme celà à la suite m'a semblé très manichéen (En foot c'est des méchants, au rugby c'est des gentils). Les invités m'ont semblé avoir un discours sensé et le journaliste m'a semblé complétement à la rue. "En 1998, suite à l'aggression de Daniel Nivel, le monde horrifié a découvert qu'il y avait des Hoologans en Allemagne..." :D -
kibitz a écrit : Pourquoi au stade ? Parce qu'historiquement le stade était un des rares endroits populaires, où tu pouvais boire, rester debout avec tes potes, faire passer des messages, afficher une mode, etc. Espace de liberté aussi, où beaucoup de choses étaient "tolérées". Espace de liberté où pour beaucoup ils pouvaient exister tout simplement, être quelqu'un de différent, sortir de la routine (cf théorie de l'exutoire), hurler des émotions au nom de conards en short courant après un ballon.
C'est d'ailleurs l'un des points interessants qui ressortait du débat ou ils ont bien montré le role d'exutoire du stade, qui est finalement le seul lieu ou tu gueuler devant tout le monde ce que tu penses. Et ce avec les consequences positives et négatives que celà peut avoir... -
Perso j'ai trouvé ce reportage très bon, et pour une fois, assez honnête sur le problème du hooliganisme. Comme quoi, donné la parole à des gens 100% concernés et ne pas les coupé toutes les deux phrases et le document devient de qualité. Le fait qu'il n'y ai quasi aucun parti pris de la part du journaliste qui à fait ce reportage est vraiment sympa aussi.
Ce que j'ai aimé c'est que pour une fois on parlait
d'appartenance à un groupe, une culture, un club, une ville et de l'importance que cela à dans une vie de hools. De plus le fait de filmer à la "vie ma vie" (genre interview dans ton jardin, dans ta cuisine) à put faire comprendre que ces mecs là n'ont RIEN dans la vie ou presque, que leur quotidien est morne au possible et qu'il est plus aisée de comprendre après l'importance qu'à le foot et ses acotés pour ces mecs.
Il est toujours facile pour certains d'entre nous de dire "ben faut être con pour en arriver là pour du foot, c'est que du foot", l'important est de comprendre que pour ces mecs là, le foot c'est TOUT ce qu'ils ont. Evidemment vu de notre alsace bourgeoise, avec toutes les possibilités de distraction, opportunités de travailler, on comprend moins, mais si tous les stubbiste habitaient dans les quartiers "working class" du nord de l'angleterre je suis prêt à parier que parmi nous (même ceux qui s'insurge contre ce phénomène), beaucoup plus de gens se laisserait aller à cette distraction également.
Ce qui était pas mal aussi pour finir c'est les old school de Stoke il me semble qui avoue sans honte qu'il ne se considére pas comme normal, voire qu'ils en sont malade (addict) de la violence, mais que c'est pas pour cela qu'ils ne pouvaient pas être des citoyens respectables, et que malgré ça qu'ils était en peut fou quand même (sous entendu qu'ils reconnaissait que ça n'était pas "bien" ce qu'ils faisaient).
Non franchement un très bon reportage qui parle un peutde vérité, même si c'est pas beau à voir. -
Message supprimé à la demande de son auteur
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Mon histoire personnelle étant très proche de celle de zemams (famille de 5, un seul salaire, classe ouvrière, période de chomage...) je ne peux que rejoindre sa position.
J'ajouterai simplement que selon moi rien ne justifie la violence gratuite, encore moins l'absence de distractions. -
Pas question de justifier, mais la question de savoir pourquoi le hooliganisme s'est dévellopée autour du football et pas du tout autour du Rugby (sport pourtant d'une violence inouïe) n'est pas ininteressante.
Pour moi, l'histoire des différences sociales est l'une des explications (je ne dis pas que c'est la seule). Le rugby, à la base, c'est un sport d'aristocrates tandis que le football à la base, c'est un sport d'ouvriers.
Au XIXe siècle en Angleterre, c'est après les cours à Cambridge et Oxford que les jeunes jouaient au rugby. C'est après une dure journée d'usine que les jeunes jouaient au football. Il est d'ailleurs interessant de noter que le professionalisme a été instauré très tot, dès le XIXe siècle en football, car les directeurs d'usine, conscients de l'engoument qu'il y avait autour du football, se sont amusé à créer et structurer des équipes représentant leur usine. Les ouvrier footballeurs recevaient des primes et rapidement, on pu vivre de leur art. Le rugby fut quand à lui enfermé jusqu'en 1995 dans le dogme de l'amateurisme. Mais quand on y réflechit, qu'est ce que l'amateurisme? C'est l'interdiction formelle de vivre du sport. Donc c'est avoir le temps matériel de pratiquer un sport, chose possible pour les classes dominantes mais impossible pour la classe ouvrière. Le baron de Coubertin d'ailleurs justifiait l'amateurisme des Jeux Olympique par la volonté de faire concourir l'élite de l'humanité, c'est à dire une élite physique mais aussi sociale, vu que seule la classe bourgeoise pouvait participer aux JO!
De ces origines différentes, on a aujourd'hui un rugby, sport aux régles complexes et éminament collectif, qui interesse plutot la classe moyenne plus à même d'y comprendre quelque chose. Le football, quand à lui, est un sport basique, certes collectif mais qui permet l'épanouissement de l'individualité et donc le rêve (par exemple Rooney, le docker de Liverpool qui devient une star à 18 ans). Le public n'est pas le même, et celui du football est souvent un public miséreux. Quand je parles de misère, c'est de misère sociale, qui n'est pas forcement liée à la misère matérielle. Ce sont des gens qui n'ont finalement que peu de liens avec la socièté, pas d'amis, une famille éclatée, une culture générale basique, etc...
Le fait aussi que la Grande Bretagne soit le berceau du hooliganisme n'est pas un hasard. Hormis le fait que l'Angleterre est LE pays du football. (Niveau passion d'un peuple pour ce sport, pour moi y'a d'un coté l'Angleterre et de l'autre le reste du monde tellement c'est un truc innimaginable pour les pauvres froggies que nous sommes) il s'agit (et ca a été très justement dit lors du débat) d'un pays ou la violence fait partie de la vie quotidienne. Dès tout petits, les jeunes Anglais, lors de la récré, ils passent leur temps à se défier et se foutre sur la tronche. Se battre est pour un Anglais un acte banal. Pour un Français c'est un acte exceptionnel. Ajoutez à celà qu'à part Londres, y'a pas grand chose d'interessant à faire en Angleterre (les pubs, le sexe, la baston et le football) et que les british ont un esprit de clocher qui dépasse l'entendement (y'a qu'à voir la ferveur qui existe autour de l'équipe nationale), et on à là un début d'explication du fait que le mouvement hooligan (mais aussi Punk et Skin Head) soit né là bas et pas ailleurs...
Enfin, dernière remarque, les historiens ont montré que les évenements sportifs ont souvent été accompagnés d'évenements violents de la part des spéctateurs. Les Jeux Olympiques antiques ont souvent donnés lieux à des affrontements entre supporters et sortes de "prêtres soldats" qui faisaient office de stadiers antiques. Des hordes de supporters accompagnaient les chevaliers participant à des joutes et se livraient à des batailles rangées à l'extérieur de la lice tandis que les chevaliers joutaient. Le jeu de paume fut interdit en France au XVIIe Siècle par un arreté royal en raison du trop fort engoument pour ce sport et des nombreux incidents et litiges qu'il occasionait. Comme quoi, il faut peut être arreter de dire que les incidents dans les stades sont des phénomènes récents, nouveaux, sans prcédents...
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