Léonard Specht

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  • « Trop de querelles de personnes »

    « Les années quatre-vingt ? Ouille, ouille ! Tu ne préférerais pas que l'on parle de l'époque précédente ? » Pour Léonard Specht, viscéralement attaché au Racing avec lequel il a tout connu, cette période sombre de l'histoire du club ne se raconte pas de gaieté de coeur.

    Avec ses quatre titres de champion de France (un avec le Racing, trois avec Bordeaux), ses 477 matches en première division (21 buts), ses 18 sélections en équipe de France (un but), Léonard Specht, natif de Mommenheim (1954), allait devenir une figure emblématique du Racing avec lequel il a conquis le premier et unique titre national en 1979.
    Trois ans après, il saisira « l'opportunité » de la proposition bordelaise, le navire alsacien prenant l'eau de toutes parts. « La situation était devenue très mouvementée à la tête du club et instable sportivement après le départ de Gress. On avait quand même réussi à nous maintenir, mais très vite les querelles de personnes ont pris le dessus. Un club est toujours à l'image de son président. Et dire que pour la première fois nous avions atteint ce qui se fait de mieux. Le sommet du football français. »

    « J'en ai marre, ils vont finir par me lancer des tomates, je pars »

    Mais Léonard Specht n'a jamais véritablement coupé les ponts avec le Racing. Parti en 1982 à Bordeaux, il y reviendra en 1987 à l'appel de Daniel Hechter pour prendre la direction du centre de formation après une dernière pige de deux ans avec les pros. Les bleus retrouvent l'élite sous la houlette de Henry Kasperczak, « débarqué » quand même le 23 septembre 1988, « parce que le courant ne passait plus avec les joueurs », selon Daniel Hechter.
    Gérard Banide arrive aux affaires après un court intermède Dogliani. Épisode rocambolesque resté dans (presque) toutes les mémoires. Specht (qui lui succédera) s'en amuse encore en l'évoquant. « Il n'est resté que quelques mois. Les résultats ne suivaient pas. Un jour il va voir le président, lui dit : "Écoute, j'en ai marre. Dans deux mois, il va faire froid ici et bientôt on va me lancer des tomates. Je pars." Il a pris ses tableaux, rangé son bureau et est parti. On ne l'a jamais revu. »
    Daniel Hechter offre une promotion à Léonard Specht qui accepte après avoir « réfléchi pendant une semaine ». « Il y avait beaucoup de conflits entre joueurs. » Re-relégation. Deux nouvelles saisons au purgatoire mais avec deux barrages d'accession consécutifs à la clé. Dont celui contre Nice (3-1, 0-6) en 1990. Folklorique.
    « Le 16 avril, jour de mon anniversaire, le président Jacky Kientz me convoque pour me dire que Gilbert Gress avait signé pour me succéder. Certains joueurs, sachant que de toute façon tout serait chamboulé la saison suivante, sont allés voir Roland Ries à la mairie pour ne pas jouer le match retour à Nice. Ils voulaient tout simplement déclarer forfait ! Après un quart d'heure de jeu on était menés 4-0 ! Un cauchemar. » :O

    « La nécessité d'un grand stade »

    Il s'en amuse aujourd'hui, mais Léonard Specht avoue que toutes ces épreuves ont forgé une expérience de vie sans égale. Qui l'aide dans ses fonctions de directeur des ressources humaines chez Lohr Industrie, entreprise qu'il a intégrée le 1er janvier 1996. Tout en gardant un oeil sur ce Racing dont il mesure aujourd'hui « la chance de posséder un public jeune et fidèle, un président qui assume ses responsabilités. Cependant, un club ne peut pas avoir d'avenir sans un grand projet motivant. Il est impératif de se doter d'un stade d'une capacité d'au moins 50 000 places pour espérer devenir un grand club européen. Dans tout l'Est de la France il n'y a aucune infrastructure du genre. Ce serait une chance pour Strasbourg. »

    source : DNA
  • « Le 16 avril, jour de mon anniversaire, le président Jacky Kientz me convoque pour me dire que Gilbert Gress avait signé pour me succéder. Certains joueurs, sachant que de toute façon tout serait chamboulé la saison suivante, sont allés voir Roland Ries à la mairie pour ne pas jouer le match retour à Nice. Ils voulaient tout simplement déclarer forfait ! Après un quart d'heure de jeu on était menés 4-0 ! Un cauchemar. »

    Putain, y a quand même quelques trucs qui s'expliquent à présent... :O

    Je te jure, quelle diplomatie... b-(
  • Exact, ça parassait quand même gros qu'ils se prennent 6-0 au retour.
  • Mise a part le fait que Gress a signe pour 1991-1992 et que le match de Nice etait en 1990 , et que Specht était encore en place la saison d'apres avec des barrages contre Lens 1-1 et 1-3

    Maintennat peut etre qu'une des conditions de Gress en 1990 ets que le club soit en D1
  • filipe1194549644.jpg
    Modifié par filipe ·
    filipe • 27 ans
    La "légende" de Léonard Specht est en ligne :)
    Pour la lire, il suffit de cliquer ici.
  • Lu (+) merci pour Léo
  • Lu aussi, excellent comme d'hab' (+)

    Par contre, rien à voir avec Specht, mais j'ignorais complétement que Marx avait eu un jour les honneurs d'être dans le groupe de l'Equipe de France... On en apprend tous les jours.
  • Super, comme d'habitude. S'il y en a bien un qui méritait l'inclusion dans ce panthéon c'est lui.
  • Très bon article (+)
  • J'ai peur d'un énième tuyau crevé de l'Alsace. Mais si ça se fait, Léonard Specht restera déjà comme l'une des très rare personne en France a avoir tout fait dans un club : joueur, capitaine, entraîneur, directeur technique du centre de formation... et maintenant président ?
  • Président-délégué... je suis partagé. Je préfère les présidents-propriétaires, il me semble que les expériences sont plus favorables, non ?
  • En tout cas, il semble favorable a priori à l'Eurostadium:
    "Il est impératif de se doter d'un stade d'une capacité d'au moins 50 000 places pour espérer devenir un grand club européen. Dans tout l'Est de la France il n'y a aucune infrastructure du genre. Ce serait une chance pour Strasbourg." (cf article plus haut).

    Il a aussi entraîné José Cobos.
  • desp.jpg
    Modifié par strohteam ·
    strohteam • 27 ans
    zottel a écrit, le 2009-06-06 10:23:47 :
    Président-délégué... je suis partagé. Je préfère les présidents-propriétaires, il me semble que les expériences sont plus favorables, non ?


    Pareil, je trouve qu'un président qui est aussi l'actionnaire majoritaire ça clarifie les choses. Maintenant, Ginestet a assez souvent insisté sur le fait qu'il était difficile de cumuler la gestion au jour le jour du Racing et celle de sa boite... Peut-être qu'avec un président salarié à plein temps ça ira mieux.
  • http://arphotos.dna.fr/2007/N154/20070703_DNA019183.jpg

    Le nouvel homme fort du Racing?

    Mouais, comme zottel, je reste sceptique sur le pouvoir d'un président qui rend des comptes à un actionnaire majoritaire. Comme dit, la présidence du club dépend du choix des actionnaires... alors à moins que Ginestet ait le couteau sous la gorge en cas de désengagement de Lohr (minorité de blocage en quelque sorte :)), Ginestet risque de rester dans l'ombre des choix pris. Et les Rohr, Pierre Ginestet, etc., on risque de devoir composer avec....
  • zottel1349117014.jpg
    Modifié par zottel ·
    zottel • 27 ans
    Tain c'est le cauchemar en perspective si un "clan Lohr" et "clan Ginette" se constituent après ce Trafalgar... :|s :

    http://nsa07.casimages.com/img/2009/06/06/090606104455243675.jpg
  • Pas sur que tout soit si noir encore une fois.

    Attendons de voir ce que ça donne tout ça, quel est l'intéret pour GIGI de mettre un président bis en place ?
    Lui faire porter le chapeau ? Trop facile, on est pas débile , on sait que GIGI est majoritaire et que c'est lui qui prend les décisions finales.

    Comment LOHR a pu faire pression sur GIGI pendant leur réunion avec seulement 20% de l'actionnariat ?
    Ou bien GINESTET a fait un big Mea culpa et a reconnut qu'il pouvait pas tout faire tout seul ?
    Ou encore GINESTET prépare son départ tranquille mais il veut pas flinguer le RCS et met les choses en place avant de partir et de retirer ses billes ?
    Dans ce cas, il y a peut être bien un "repreneur" qui est encore anonyme la dessous ?

    Je saisis pas bien le truc a moins que SPORTIVEMENT il juge que c'est mieux et dans ce cas faut virer le Fréro.
  • 1553957-stacy-keibler-1600x1200-30776.jpg
    Modifié par jkhcool ·
    jkhcool • 26 ans
    Hors-sujet :
    Citation:
    Certains joueurs, sachant que de toute façon tout serait chamboulé la saison suivante, sont allés voir Roland Ries à la mairie pour ne pas jouer le match retour à Nice.

    Il était déjà maire à l'époque :O :-/

    Bon, sinon, Specht est quelqu'un pour qui j'ai du respect, il connaît le monde du foot, il aime le Racing, etc. Ceci dit, est-ce suffisant pour faire de lui un bon président ? Je n'ai pas d'a priori, je me pose juste la question... Mais comme certains, je préfèrerais voir également un président-propriétaire du club, car dans le cas contraire, le président n'en est pas vraiment un puisqu'il n'est pas pleinement décisionnaire b-(
  • ouai enfin comme entraineur je me souvient que c'était déja le bordel avec lui avec des joueurs devant s'entrainer a 9h et qui était toujours pas la a 11H voila maintenant avec lui on est officelement en crise
  • Moi je vois pas SPECHT en tant que président #-o
  • martins67 a écrit, le 2009-06-06 11:09:53 :
    ouai enfin comme entraineur je me souvient que c'était déja le bordel avec lui avec des joueurs devant s'entrainer a 9h et qui était toujours pas la a 11H voila maintenant avec lui on est officelement en crise


    ah ouais ? je ne me souviens pas de ça moi...
  • jkhcool a écrit, le 2009-06-06 11:06:33 :
    Hors-sujet :
    Citation:
    Certains joueurs, sachant que de toute façon tout serait chamboulé la saison suivante, sont allés voir Roland Ries à la mairie pour ne pas jouer le match retour à Nice.

    Il était déjà maire à l'époque :O :-/


    1er adjoint.
  • On gagnerait un homme qui aime le Racing, mais aussi un président sans réel pouvoir ni ambition.
    Specht a un boulot qui l'accapare à plein temps (cf le supplément DN ou il disait arrivé à 6H et repartir à 20h).

    Je le vois plus en président de transition, le temps qu'un nouvel homme fort émerge et que Ginestet vende ses billes.
  • guigues : Tu ne penses pas que si Specht prend la présidence du RCS il abandonnera la DRH de Lohr ?
  • 06-06-2009
    Léonard Specht nommé Président du RCS !



    Ce samedi matin, lors d'un Conseil d'Administration, Philippe Ginestet a présenté sa démission du poste de Président du Racing Club de Strasbourg-Football. C'est Léonard Specht, 55 ans, qui lui succède. Ancien Champion de France avec le RCS, international tricolore, il devient le nouveau Président du Club.
    Il rencontrera, dans la semaine, tous les acteurs pour développer son projet et poser les bases de la reconstruction.

    Ce samedi matin, à l'issue d'un Conseil d'Administration, Philippe Ginestet, entouré de Jean-Luc Herzog, Directeur Général et administrateur, Dominique Pignatelli, Léonard Specht, Eric Vogel et Maître Nicolas Wiltberger, administrateurs, ont tenu une Conférence de Presse. En voici les propos majeurs:

    Philippe GINESTET: « Après le déferlement médiatique particulièrement virulent de ces derniers jours, je souhaitais faire, ce matin, un bilan avec les administrateurs. J'ai analysé les causes des échecs sportifs que nous connaissons depuis deux ans. J'ai commis une erreur dans le choix de l'entraîneur il y a deux saisons de cela. Etant exigeant avec les autres comme avec moi-même, je me devais d'en tirer les conclusions. »
    « Personne ne peut me « sanctionner », je devais donc le faire par moi-même. Parallèlement, mes activités professionnelles m'obligent à de fréquents déplacements. Aussi, j'ai présenté ma démission de mon poste de Président du Racing Club de Strasbourg-Football au Conseil d'Administration. »
    « Le Racing a besoin d'un nouveau souffle. J'ai travaillé avec beaucoup de détermination et de bonne volonté mais le Club a besoin d'une nouvelle impulsion. Dans l'année où nous fêtons le Trentenaire du titre de Champion de France, qui mieux qu'un ancien joueur, entraîneur, administrateur du Club pour reprendre le flambeau ? Léonard Specht a accepté de devenir le nouveau Président du Racing Club de Strasbourg-Football. »
    « Les connaissances sportives et humaines de Léonard vont permettre au Racing de rebondir. Le choix de l'entraîneur lui appartient, désormais. »
    « Je passe le relais à Léonard pour qu'il y ait continuité au sein du Club, mais pour insuffler un nouveau souffle aussi. Je suis certain que le Club fera un bond en avant. C'est ce que je souhaite. »
    « Au terme de mon mandat, je souhaiterais remercier l'ensemble des membres du Conseil d'Administration pour le travail effectué, Jean-Luc Herzog, dont les qualités de gestionnaire permettent au Club d'envisager sereinement l'avenir, l'ensemble du personnel du Club et du Centre de Formation, qui a manifesté une grande implication au quotidien malgré les résultats sportifs, et surtout l'ensemble des supporters et des partenaires qui ont montré, au fil des saisons, leur attachement indéfectible. »
    « Je deviens un simple administrateur. Mais Léonard Specht souhaite que je poursuive ma mission dans le dossier du nouveau Stade. Ce Stade est indispensable pour le futur et pour avoir un Club de haut-niveau en Alsace. Je vais donc faire tout mon possible, avec les institutions et MM. Ries et Bigot, pour voir aboutir ce projet. »

    Léonard SPECHT: « Franchement, nous, tous les administrateurs, sommes encore sous le choc de l'annonce. Philippe Ginestet était devenu un homme indiscutable. Il a tenu son rôle de Président avec beaucoup de professionnalisme. Nous n'envisagions pas le Racing poursuivre sans lui. Mais, face à la situation, nous devions accepter sa démission et continuer son travail. Il m'a donc proposé de prendre la suite. Le Conseil d'Administration a approuvé ce choix à l'unanimité. »
    « Il est difficile pour moi, aujourd'hui, de parler de stratégie et de recrutement. Je dois rencontrer les gens cette semaine. Je ne me prononcerai pas tant que je n'aurai pas eu ces entretiens. Cette décision a été prise dans l'urgence. Je dois faire le point avant de m'exprimer. »
    « Il faudrait un peu de temps pour choisir le nouvel entraîneur. Il est essentiel de prendre un peu de recul car tout est venu très vite. C'est une décision importante pour l'avenir du Club, mais j'ai besoin d'un temps de réflexion. »
    « C'est un honneur pour moi d'avoir eu le soutien de tous les administrateurs. Ils m'ont fait confiance et c'est un honneur de les représenter. »
  • Ginestet passe la main, Specht président
    Philippe Ginestet a rendu son costume de président dans lequel il n'était plus à l'aise depuis la défaite du Racing, vendredi 29 mai, dans la fournaise de la Mosson. Une défaite synonyme de non accession en Ligue 1. C'est Léonard Specht qui lui succède.
    "Cet échec est aussi le mien", a-t-il reconnu au cours de ces derniers jours marqués par son bras de fer avec Jean-Marc Furlan. Sans doute la goutte d'eau qui a fait déborder le vase du renoncement pour celui qui avait pris la présidence du club en décembre 2005, alors que le luntettier Alain Afflelou s'y voyait déjà...
    Philippe Ginestet qui restera actionnaire passe donc la main à Léonard Specht, figure emblématique du club alsacien. Au Racing, il aura tout fait: joueur, capitaine, entraîneur, responsable du centre de formation et aujourd'hui président.

    La boucle est donc bouclée, mais c'est aussi le plus dur qui commence pour l'ancien défenseur international (18 sélections, 1 but) sacré champion de France en 79 avec le Racing, mais aussi titré trois autres fois avec Bordeaux.

    Car outre l'échec sportif de la non-montée, le nouvel homme fort du RC Strasbourg va devoir composer avec un budget revu à la baisse (entre 13 et 15 millions d'euros), un effectif à recomposer, un entraîneur à trouver et un public à reconquérir.

    Le ticket Cobos-Rohr en pole

    On se souvient aussi que Specht a été l'entraîneur de José Cobos, autre légende du club, et dont le nom revient avec insistance du côté de la Meinau pour un poste de directeur sportif.

    De plus, Léonard Specht connait par coeur Gernot Rohr, puisqu'il formait tous les deux l'ossature de la défense bordelaise en compagnie de Marius Trésor et de François Bracci. De là à penser que la piste Rohr soit désormais privilégiée, il n'y a qu'un pas, d'autant qu'il est actuellement libre de tout engagement depuis son départ de l'Etoile du Sahel.

    Par ailleurs, et l'info n'est pas si anecdotique, Léonard Specht, aujourd'hui directeur des ressources humaines chez Lohr et administrateur du Racing depuis 2007, est un fervent supporter de l'Eurostadium.

    L'ancien stoppeur du club alsacien milite en effet lui aussi pour une telle infrastrcuture, unique dans l'Est de la France, outil indispensable selon lui pour permettre au Racing de grandir et de devenir à terme européen.
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