Saison 2025/2026
Racing Club de Strasbourg

Vous parlez Alsacien ?

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Flux RSS 353 messages · 20.997 lectures · Premier message par marc · Dernier message par samh

  • Le théatre alsacien marche très bien aussi, puis y'a les chansons aussi. Et pas qu'à la campagne, à Strasbourg la Choucrouterie fait toujours sa revue dans les deux langues. Et ce n'est pas élitiste du tout par chez nous, c'est même très populaire.
    Mais personnellement j'ai pas l'impression que le dialecte se perd, j'ai même l'impression qu'on l'entend un peu plus qu'il y a dix-quinze ans. Maintenant ce n'est que mon impression personnelle, mais je trouve qu'il y a moins de complexe chez les jeunes à le parler.
  • zoreil a écrit :
    Une question...
    Quelles sont les actions qui font vivre la langue en alsace ?


    Chaque année, il y a "a Freijohr fer unseri Sproch/un printemps pour notre langue" qui est organisé. Ce sont 2 ou 3 semaines, où il y a beaucoup de manifestation en Alsacien.
  • Ma mère qui habite ERSTEIN ,ma ville d'enfance, est venue passer NOEL chez moi a AIX.Elle a encore tendance a me parler alsacien,et je dois dire que je sais encore le parler un peut.Pourtant je n'habite plus la région depuis 1987.
    Mais bon comme je n'est plus l'accent qui va avec,ma mère a trouvé cela plutot rigolo,mais moins que mes enfants et que ma femme qui sont nés ici et qui bien sur ne comprennent rien a cette langue que mes momes trouvent assez barbare.
  • Fidelio, tu es assez fidèle à toi-même.
    Si tes enfants considèrent que ta langue maternelle est une langue barbare, tu n'y es pas pour rien.

    Ren ne t'empêchait de transmettre ce patrimoine à tes enfants.

    PS : je ne vois pas ce que l'accent à voir la dedans.
    l'accent alsaco-mosellan, que je revendique, ne se perd pas.
  • up :-'
  • arbo a écrit, le 2007-12-30 13:33:31 :
    zoreil a écrit :
    Une question...
    Quelles sont les actions qui font vivre la langue en alsace ?


    Chaque année, il y a "a Freijohr fer unseri Sproch/un printemps pour notre langue" qui est organisé. Ce sont 2 ou 3 semaines, où il y a beaucoup de manifestation en Alsacien.


    On peut y rajouter l'action - assez judicieuse m'est avis - de l'OLCA (Organisma pour la Langue et la Culture d'Alsace) qui consiste à oeuvrer par le biais des entreprises : ainsi elle favorise l'affichage des noms bilingues des pains et charcuteries par les professionnels de ces secteurs, et aussi l'apposition de plaques bilingues sur les portes dan les entreprises, genre "poussez - drücke".

    Les petites rivières font les grands fleuves....
  • France 3 Alsace semble avoir perdu de son intérêt pour le dialecte ou bien il y a encore des émissions ? Je ne regarde plus depuis longtemps mais j'étais content que ça existe...
  • Elle existe encore l'émission ou ils faisaient la popote en alsacien ?
  • Non il me semble que ça s'est arrêté il y a deux ou trois ans.
    En fait j'ai dû décrocher quand Lionel Augier et Eric Vial sont arrivés à l'antenne, et depuis que Sportshow a décliné jusqu'à disparaître.
  • D'ailleurs ils n'y sont plus les deux la, non?
  • Il y a:
    - Lade ùff
    - A Gueter
    - Rund Um
    - GsunTheim
    Qui sont toujours en Alsacien sur France 3!
  • Yo moi che le gonprend et che le barle un peu mais ma mère ne le parlant pas alors à la maison nous ne l'avons pas parlé .
    Je regrette un peu car c'est bien de savoir et connaitre des choses .
    Avec ma belle mère, qui parle à 85 % alsacien on arrive à se comprendre .

    C'est vrai que quand je téléphone à des collègue du Nord ou de Bretagne , ils savent d'où vient l'appel .

    On est comme on est , je ne suis pas spécialement fier d'être alsacien , mais avoir des "différences" entre régions ce n'est pas un mal mais cela va disparaitre car dans 50 ans nous parlerons la même langue, nous serons de la même couleur , bref fini les dialectes et toutes nos coutumes .
  • On parlait volontiers l'alsacien, ou plutôt le francique, dans une bonne partie de ma famille wissembourgeoise (spéciale dédicace à bibi). Je l'ai babillé enfant, mais les choses de la vie ont fait que les contacts avec des dialectophones se sont vite raréfiés. Ayant grandi à Strasbourg, je n'ai jamais vraiment ressenti le besoin ni même l'opportunité de parler alsacien... à part un peu plus tard sur les chantiers pour des jobs d'été. Restent juste quelques expressions, une compréhension passive par moments et un accent qui remonte quand je m'énerve.
  • Pareil que toi strohteam, marrant et à la fois triste de voir que je suis la personne dans ma famille qui marque la césure entre les dialectophones et les francophones exclusifs. Une bonne façon pour mes parents d'aborder des sujets qui ne me concernaient pas devant moi. Mention spéciale à mes grands-parents maternels qui parlaient à la fois alsacien, polonais, allemand et français, respect pour des gens qui n'ont pas poursuivi leur scolarité. Les vicissitudes de l'histoire tout ça.

    Marrant aussi de constater mon accent qui remonte sous le coup de l'émotion ou alors par réaction, quand je vais à l'étranger ou en France de l'intérieur ( :p )

    Contrairement à ce que l'on peut croire (topic Reipertswiller tout ça), je pense (et j'ai changé d'avis à ce sujet) que le dialecte est une partie très importante de l'identité alsacienne, et je regrette de ne pas pouvoir le parler, notamment pour pouvoir être compris par les autres dialectophones en présence de personnes qui ne le parlent pas.
  • Moi je m'estime chanceux car je sais parlé parfaitement le dialecte du haut de mes 25 ans...
    Cela me permet même de pratiquer le théâtre alsacien, ou je m'éclate durant 2 mois...
  • iuliu68 a écrit, le 2010-11-02 09:59:36 :
    Pareil que toi strohteam, marrant et à la fois triste de voir que je suis la personne dans ma famille qui marque la césure entre les dialectophones et les francophones exclusifs. Une bonne façon pour mes parents d'aborder des sujets qui ne me concernaient pas devant moi. Mention spéciale à mes grands-parents maternels qui parlaient à la fois alsacien, polonais, allemand et français, respect pour des gens qui n'ont pas poursuivi leur scolarité. Les vicissitudes de l'histoire tout ça.

    Marrant aussi de constater mon accent qui remonte sous le coup de l'émotion ou alors par réaction, quand je vais à l'étranger ou en France de l'intérieur ( :p )

    Contrairement à ce que l'on peut croire (topic Reipertswiller tout ça), je pense (et j'ai changé d'avis à ce sujet) que le dialecte est une partie très importante de l'identité alsacienne, et je regrette de ne pas pouvoir le parler, notamment pour pouvoir être compris par les autres dialectophones en présence de personnes qui ne le parlent pas.


    Je préfère de loin t'entendre tenir ce discours. Il est effectivement dommage de voir disparaître progressivement cette " langue régionale " qui porte en elle l'essentiel de l'identité alsacienne et mosellane.
    En revanche je n'apprécie pas vraiment l'utilisation du dialecte en présence de personnes qui ne le comprennent pas car à mon sens cela s'apparente à un manque de respect.

    Notre spécificité luinguistique a trop longtemps été source de complexe éprouvé voire carrément de rejet manifesté par toute une frange de la population francophone pour qu'on évite à présent de se livrer à une forme d'ostracisme revanchard.
    Entre les " français " qui nous ont trop souvent considérés comme des " boches " et les " allemands " qui estimaient nous annexer en raison d'une similitude avec eux dans notre forme de locution il y a largement la place pour démontrer que l'origine de notre " langage " est tout aussi noble sinon davantage que celui de nos contempteurs préférés.

    L'alémanique dont est issu l'asacien au même titre que le " hochdeutsch " qui a façonné la langue allemande actuelle et le francique en vigueur dans une partie de la Moselle ne sont pas des idiomes batards ou de seconde zone bien au contraire.
    Comme j'ai eu l'occasion de le préciser l'Europe Continentale a longtemps été sous le joug des Romains avant d'être occupée successivement par les Alamans, les Francs, les Mérovingiens, les Carolingiens et autres Lotharingiens. On s'imagine aisément que les différents apports luinguistiques ont considérablement nourri l'ensemble des langues pratiquées actuellement.
    S'il est évident que la Germanie ( à ne pas confondre avec les allemands ) a exercé une influence évidente sur la nature des langues diverses utilisées il ne faut pas oublier que la présence romaine a considérablement modifié les données de bases.
    A telle enseigne, n'en déplaise à " bouquenom ", qu'il n'est toujours pas établi que l'anglais est plutôt d'origine germanique que romaine ( latine ). Les avis divergent.

    Malgré tout il y a des signes qui ne trompent pas. On voit de plus en plus d'éditions de livres rappelant notre histoire locale et luinguistique dont certains écrits en " platt ". Cela a son importance dans la mesure où il serait dommageable que disparaisse ce patrimoine vital.
  • Je te le dis poliment et sans aucune animosité: ce que tu penses et ce que tu préfères bibi m'est bien égal.
  • Cela ne m'étonne pas mais je n'avais absolument pas l'intention de te convaincre de quoi que ce soit. Tu es loin d'être le centre du monde et surtout de ce forum.
  • bibi57 a écrit, le 2010-11-02 15:11:10 :
    cette " langue régionale " qui porte en elle l'essentiel de l'identité alsacienne et mosellane.


    Non, certainement pas l'"essentiel".
  • Pour moi elle est essentielle mais n'est pas l'unique référence à l'identité.
  • Le discours n'est déjà plus le même.
    Entre "cette langue régionale porte en elle l'essentiel de l'identité alsacienne" et "cette langue est essentielle à l'identité alsacienne", la nuance est déjà considérable. ;)
  • Je ne vois pas trop la différence. Si une langue, à fortiori quand elle n'a pas une véritable légitimité, ne détermine pas une appartenance à une communauté je me demande bien quel autre spécificité pourrait l'incarner.
  • Ben l'adhésion, le simple fait de vivre sur une terre et/ou d'y être attaché-e, à elle et à son héritage. Une vision culturaliste comme la tienne est forcément excluante.
  • fuchsi1292012727.jpg
    Modifié par fuchsi ·
    fuchsi
    Le fait justement de partager les même valeurs, l'attachement au sol, la conscience de son histoire voire le respect et la perpétuation des coutumes sont des valeurs qui ont des significations suffisamment fortes pour la langue ne soit pas un outil indispensable à leur préservation.
  • Il ne faut pas vouloir me faire dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai aucune intention d'exclure qui que ce soit. Je conçois très bien que bon nombre d'autochtones ne maîtrisent pas le dialecte mais ce n'est pas pour autant que je leur dénie le statut du parfait bon alsacien ( mosellan ) de souche et encore moins la capacité de s'identifier à l'histoire et aux coutumes locales.

    Je n'ai fait que déplorer un état de fait, à savoir la disparition progressive de la pratique de la langue régionale, mais en aucun cas je n'ai prétendu qu'elle était indispensable pour permettre de s'identifier à la région qu'on affectionne.
    J'ai principalement parlé en fonction de mon vécu et effectivement je me vois mal ne pas manifester mon attachement à cette région sans l'associer à l'usage du dialecte.

    Je crois que, pour ne citer qu'eux, les bretons et les basques sont très attentifs à la préservation de leur patrimoine luinguiste, et ce à juste raison.
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